Pour trouver le grossissement offert par un oculaire il faut diviser la longueur focale de l'instrument par celle de l'oculaire utilisé.
Le règlage du chercheur (la toute petite lunette fixée en parallèle au tube principal) s'effectue comme suit : on vise un objet avec le tube principal et on l'amène au centre du champ. Cette opération peut se faire de jour (on vise une antenne, un clocher distant d'au moins 400 mètres) ou de nuit (la Lune, une étoile brillante). Une fois la cible pile dans l'instrument principal, on agit sur les vis du support du chercheur pour amener la cible au centre de la croix visible dans le chercheur. Une fois ce réglage effectué, il devient tout de suite plus aisé de trouver un objet dans le ciel nocturne.
Pour simplement arriver sur l'objet à observer, on utilisera le plus faible grossissement possible, histoire d'avoir un grand champ de vision et de le chercher moins longtemps. Ce n'est qu'une fois au centre du champ de vision que l'on tente de grossir plus.
Chaque instrument possède une limite dans le grossissement. On estime que l'image devient trop floue pour être regardable lorsque le grossissement atteint le double du diamètre de l'instrument exprimé en millimètres (100 x dans votre cas).
En réalité, un instrument est au bout de ses capacité quand le grossissement utilisé est égal au diamètre de cet instrument, toujours exprimé en millimètres. Si on pousse le grossissement plus loin, certes l'image sera plus large, mais elle ne montrera pas de détails supplémentaires.
Vous constatez donc que l'on ne juge pas des performances d'un instrument par son grossissement (contrairement à ce que la publicité veut nous faire croire), mais à son diamètre. C'est grâce à un plus grand diamètre que l'instrument collectera plus de lumière et permettra de voir plus d'objets et c'est aussi grâce à son diamètre qu'un instrument offrira des vues détaillées. A côté de cela, la prise au vent et la stabilité de la monture jouent aussi. C'est une problématique d'autant plus aigue qe l'instrument est imposant, comme le mien...
Je crois que le rallongeur est aussi un redresseur (corrigez-moi si je me trompe) : il permet de renvoyer des images redressées, car un instrument inverse les images des astres. Ce n'est pas un probème en astronomie (peu importe de voir un quartier de Lune dans un sens ou l'autre), mais si on utilise l'intrument pour des observations terrestres, et uniquement dans ce cas, alors le redresseur devient un outil fort commode.
Je vous conseille de ne pas utiliser le doubleur (sous-entendu doubleur de focale et donc doubleur de grossissement), car avec cela vous amènerez certainement votre instrument au-delà de ses capacités, et de plus les lentilles de Barlow (c'est leur nom) vendues avec les petits instruments ne brillent pas par leur qualité (euphémisme gracieux pour "sont littéralement bonnes à jeter").
Comme je vois, vous avez apprécié Jupiter. En effet c'est une cible de choix pour un gros télescope. Disons que les deux bandes nuageuses se parent de toute une série de nodosités et de détails structuraux ; parfois la bande sud sert d'écrin à la grande tache rouge. Par contre aucun cinquième satellite ne pointera le bout de son nez.